Fabien Roussel (Parti communiste français), candidat déclaré à la présidentielle d'avril 2027 : positions estimées sur sept axes, place sur la boussole économique × sociétal.
Journaliste de formation, attaché parlementaire puis chargé de communication au ministère de la Fonction publique, Fabien Roussel a été élu député du Nord en 2017 dans la vingtième circonscription du département, réélu en 2022, puis battu lors des élections législatives anticipées de juillet 2024. Il avait auparavant exercé des mandats locaux dans le Valenciennois, terre d'implantation ancienne de sa formation.
Positions estimées sur les 7 axes
REDISTRIBUTION 92/100 — moins de prélèvements … plus de transferts
SANTÉ & SOINS 92/100 — priorité au privé … priorité au public
Positions estimatives, non validées contre un programme officiel.
Mesures phares
Un extrait du programme, une mesure par thème, et non le programme complet.
FISCALITÉ & PROTECTION SOCIALE
Rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune — Fabien Roussel annonce le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune ainsi que des cotisations sur les revenus financiers et les dividendes pour financer la Sécurité sociale et les retraites. déclarationDiscours de Fabien Roussel à la Fête de l’Humanité 2026 (PCF Haute-Savoie) ↗ (consultée le 2026-09-30)
Planifier la sortie des énergies fossiles dans les quinze prochaines années — Fabien Roussel propose de planifier la sortie des énergies fossiles en quinze ans, dans le cadre d'un investissement dans la transition écologique. déclarationDiscours de Fabien Roussel à la Fête de l’Humanité 2026 (PCF Haute-Savoie) ↗ (consultée le 2026-09-30)
Ouvrir des voies légales et sécurisées de migration — Le PCF propose d'ouvrir des voies légales et sécurisées de migration, de lutter contre les passeurs et de remettre en cause le pacte européen qui externalise le contrôle des frontières. déclarationPCF, « Ceuta : protéger les vies, réfuter le chantage et les mensonges », août 2026 ↗ (consultée le 2026-09-30)
DÉMOCRATIE & INSTITUTIONS
50 % d'ouvriers et d'employés parmi les candidats aux législatives — Au nom de la « parité sociale », Fabien Roussel propose d'obliger les partis à présenter 50 % d'ouvriers et d'employés aux élections législatives. déclarationDiscours de Fabien Roussel à la Fête de l’Humanité 2026 (PCF Haute-Savoie) ↗ (consultée le 2026-09-30)
Il est secrétaire national du Parti communiste français depuis 2018, reconduit dans cette fonction par les congrès suivants. Il s'est présenté à la présidentielle de 2022, où il a réuni un peu plus de 2 % des suffrages exprimés, la première candidature communiste depuis 2007, le parti ayant soutenu les campagnes de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et en 2017 au lieu de présenter un candidat.
Le Parti communiste français est né en 1920 de la scission du congrès de Tours. Il a été pendant plusieurs décennies la première formation de la gauche française, a participé à la Libération puis aux gouvernements de 1981 à 1984 et de 1997 à 2002, et compte parmi les rares partis à disposer encore d'un réseau d'élus locaux nombreux et de fédérations départementales dans tout le pays. Il dispose de sénateurs et participe à l'Assemblée nationale au groupe de la Gauche démocrate et républicaine, qu'il partage avec des élus ultramarins. C'est à ce titre de représentation parlementaire, et non à celui d'un score présidentiel, que la formation entre dans cette liste.
Le parti conserve un ancrage municipal que ses résultats nationaux ne laissent pas deviner : il détient plusieurs centaines de communes, principalement dans l'ancienne ceinture industrielle du nord et de l'est de Paris ainsi que dans le Nord et le Pas-de-Calais, et il compte parmi les formations dont le nombre d'adhérents revendiqués reste le plus élevé rapporté à son audience électorale. Il organise chaque année la Fête de l'Humanité, manifestation politique et musicale qui rassemble plusieurs centaines de milliers de visiteurs, et dont le journal éponyme, longtemps organe du parti, est devenu juridiquement indépendant à la fin des années 1990. La désignation de son candidat à la présidentielle passe par un vote des adhérents, procédure inscrite dans ses statuts et distincte de l'élection du secrétaire national par le congrès.