À PROPOS

À propos — méthode et sources

Comment ce site situe les candidats, d'où viennent ses chiffres, qui entre dans sa liste, et ce qu'il se refuse à faire.

Ce qu'est politograph

politograph est un outil d'information et de comparaison politique consacré à l'élection présidentielle française d'avril 2027. Il fait trois choses, et pas une de plus : il situe les 14 candidats déclarés sur 7 échelles ; il propose un test de 28 affirmations qui place vos réponses sur ces mêmes échelles ; il rassemble, thème par thème, des mesures tirées de documents officiels.

C'est un projet indépendant, sans affiliation partisane, qu'aucun candidat, parti ou organisation ne commandite, ne finance ni ne relaie. Il est édité à titre non professionnel : l'identité de l'éditeur est communiquée à l'hébergeur et n'est pas publiée, cas que l'article 6, III, 2° de la loi pour la confiance dans l'économie numérique prévoit expressément. C'est un choix assumé, expliqué au § 9 des conditions d'utilisation, et non un emplacement laissé vide.

Il n'y a ni compte, ni inscription, ni contenu réservé, ni collecte de dons. Le fonctionnement est payé par un unique emplacement publicitaire, décrit plus bas.

Les 7 échelles

Un axe n'est pas un thème : c'est une échelle graduée de 0 à 100, dont les deux bouts nomment deux positions. La distinction n'est pas de vocabulaire. « Immigration » ne dit pas ce que vaut un 92 ; « ouverture migratoire, de la restriction à l'ouverture », si. Les libellés des pôles sont tenus descriptifs et symétriques : aucun des deux bouts n'est désigné comme le bon côté, et c'est ce qui permet de comparer sans noter.

L'ordre de cette liste est celui des sommets du polygone affiché sur chaque fiche, dans le sens horaire depuis le haut. Il alterne délibérément les familles de sujets, pour qu'un profil marqué sur un seul thème ne fasse pas du polygone une pointe unique.

Comment un profil est calculé

Chacune des 28 affirmations du test porte sur un axe et dans un sens. Une réponse vaut « pour », « neutre » ou « contre ». Pour un axe donné, on fait la moyenne des réponses qui le concernent, en tenant compte du sens de chaque affirmation, puis on ramène cette moyenne sur l'échelle de 0 à 100 : valeur = 50 + moyenne × 48. L'amplitude de 48 plutôt que 50 garde le tracé à l'intérieur du polygone même en réponses extrêmes. Un axe sur lequel vous n'avez rien répondu vaut 50, c'est-à-dire rien.

En dessous de 5 réponses, le profil est marqué incomplet et votre repère n'apparaît pas sur la boussole. Ce n'est pas une coquetterie : avec deux réponses, les cinq autres axes valent 50 par défaut, et le classement des candidats qui en découle n'est pas une proximité mais la liste de ceux qui sont les plus proches du centre — la même pour tout le monde.

Le pourcentage d'accord affiché face à un candidat est l'écart moyen entre vos valeurs et les siennes, retranché de 100. Il mesure une distance entre deux jeux de nombres. Il ne prédit rien et ne recommande personne.

Ce que la boussole montre, et ce qu'elle cache

La boussole n'est pas une mesure de plus : c'est une vue. L'axe horizontal lit la seule échelle de redistribution ; l'axe vertical la moyenne de l'ouverture migratoire et du rapport à l'Europe. Quatre des sept échelles n'y entrent pas du tout.

La conséquence mérite d'être dite, parce qu'elle contredit ce qu'une carte suggère : deux points voisins sur la boussole peuvent diverger complètement sur la sécurité, sur la santé ou sur les institutions. La boussole n'apporte aucune information que les sept échelles ne portent déjà ; elle en perd. C'est la fiche de chaque candidat, et elle seule, qui donne les sept valeurs.

Qui entre dans la liste des candidats

Une liste de candidats est le premier endroit où un outil qui se dit sans affiliation peut perdre sa neutralité, parce que ce qu'on retire ne se voit pas. La règle est donc publiée, pour que chaque absence se conteste sur pièces :

Est listé le candidat qui a engagé publiquement une candidature personnelle pour 2027, et qui est porté par une formation disposant d'une représentation nationale — groupe parlementaire, élus européens, ou candidature présidentielle antérieure. Une désignation encore soumise à un vote interne n'exclut pas, dès lors que la candidature elle-même est publique ; une candidature seulement conditionnelle exclut.

Cette règle produit aujourd'hui 14 candidats. Elle écarte notamment le candidat du Parti socialiste, indéterminé jusqu'à la primaire du pôle socialiste, une candidature conditionnée à une primaire ouverte qui n'existe plus, et les formations dont le candidat n'est pas désigné. La liste rouvrira à chaque échéance qui tranche l'une de ces situations, et ne deviendra officielle qu'au dépôt des parrainages, en mars 2027.

D'où viennent les positions des candidats

Elles sont estimatives, et le site le répète partout où il les affiche. Elles ont été établies à partir des positions publiques connues de chaque formation, au cours du travail de conception. Elles n'ont été validées ni par les candidats, ni par leurs partis, et ne constituent ni une déclaration des personnes citées, ni une restitution de leurs prises de position.

C'est une dette assumée, et elle est distincte du sourçage des programmes : situer une position sur une échelle et sourcer une mesure sont deux travaux différents, et seul le second a commencé. Tant qu'une position n'est pas adossée à des documents publics lus et cités, la mention « positions estimatives » reste affichée.

Comment une mesure est sourcée

Les synthèses de programmes suivent une règle plus stricte, et c'est là que se trouve le contenu vérifiable du site. Chaque mesure indique de quel type de document elle vient, dans cet ordre de force décroissante — on ne descend d'un cran que faute du précédent :

La presse ne source rien. Un article peut servir à trouver une mesure, jamais à la sourcer : la source doit être le document du candidat ou de sa formation. Chaque mesure porte la date à laquelle ce document a été ouvert, et renvoie à lui. Le titre est repris au plus près des mots de la source ; l'explication qui le suit est écrite par le site et s'en tient à deux choses — ce que la source énonce, et l'état du droit que la mesure viendrait changer.

Un thème sans source reste vide. Rien n'est ajouté pour équilibrer les candidats entre eux, et c'est pourquoi la couverture est inégale : sur les 14 candidats, 3 sont décrits par un programme présidentiel 2027 publié, 6 seulement par des documents officiels de leur formation ou par des déclarations, et 5 n'ont aucune mesure faute de source officielle lisible. Ces trois nombres sont comptés à chaque affichage, et non écrits : ils se corrigent d'eux-mêmes à mesure que les programmes sortent.

Ce que ce site ne fait pas

Il ne dit pas pour qui voter. Le test est un instrument de repérage : il montre où vos réponses tombent sur sept échelles, ce qui n'est ni une prédiction ni une recommandation.

Il ne remplace pas les programmes. Les synthèses retiennent quelques mesures par thème ; en cas d'écart, les programmes et déclarations officiels font foi.

Il ne vous identifie pas. Il n'y a aucun compte, aucune base de données, aucun identifiant de visiteur. Vos réponses au test ne quittent jamais la mémoire de l'onglet, et le résultat que vous pouvez partager est inscrit dans l'adresse de la page — ce qui suit le # n'est transmis à aucun serveur, pas même au nôtre. Le détail est au § 4 des conditions d'utilisation.

Indépendance et financement

Le site affiche des annonces fournies par Google AdSense, dans un seul emplacement, au-dessus du pied de page. C'est ce qui paie son fonctionnement. Les annonces sont choisies par la régie et jamais par le site : leur présence ne vaut ni recommandation, ni lien avec un candidat, un parti ou une organisation.

Aucune annonce n'est diffusée sur les pages de profil. Sur celles-là, le script publicitaire n'est même pas chargé : l'adresse de ces pages contient un profil politique, et elle ne doit parvenir à aucun tiers. C'est la même raison qui a fait héberger les polices de caractères sur ce domaine plutôt que chez un tiers.

L'indépendance vaut aussi face à l'annonceur : aucune publicité n'a d'effet sur les positions attribuées, sur les synthèses de programmes ou sur le calcul du test, et aucun espace n'est vendu de gré à gré. Dans l'interface, la neutralité prend des formes concrètes : même gabarit d'affichage pour tous les candidats, même exigence de sourçage, aucun commentaire de valeur sur une position, et les trois réponses du test — pour, neutre, contre — présentées au même niveau, sans qu'un fond plein désigne la bonne.

Signaler une erreur

Une position mal estimée, une mesure mal rattachée, un lien mort, un candidat qui devrait figurer dans la liste au regard de la règle publiée plus haut : ces corrections sont les bienvenues, et les plus utiles sont celles qui viennent avec le document qui les établit. Le formulaire est sur la page contact ; rien de ce qui y transite n'est conservé.