MÉTHODE
Les formules qui produisent chaque nombre affiché sur ce site, la règle qui décide de ce qu'une source engage, et la manière dont les sondages y entrent.
La page à propos dit ce que fait ce site et ce qu'il refuse de faire. Celle-ci dit comment : la formule exacte de chaque nombre, le seuil sous lequel un résultat n'est pas affiché, la hiérarchie qui décide de ce qu'une source engage. Les deux ne se recouvrent pas, ce qui est développé ici n'est pas redit là-bas.
Tout ce qui suit est vérifiable dans le code, qui est la seule description exacte : cette page en est la traduction, pas la source. Là où un nombre apparaît, il est calculé depuis les données au moment où la page est servie, et non recopié.
Le test compte 28 affirmations. Chacune porte une échelle et un sens : certaines sont écrites dans le sens de l'échelle, d'autres à contresens, pour qu'une personne qui répondrait toujours la même chose n'obtienne pas un profil marqué. Une réponse vaut +1 pour, 0 neutre, -1 contre.
Pour une échelle donnée, on moyenne le produit de la réponse par le sens de l'affirmation, sur les seules questions auxquelles il a été répondu, puis :
valeur = 50 + moyenne × 48, bornée entre 2 et 98.
L'amplitude de 48 plutôt que 50 garde le tracé à l'intérieur du radar même avec des réponses toutes extrêmes. Une échelle sans aucune réponse vaut 50, c'est-à-dire le milieu, et non une absence : c'est ce qui rend le seuil d'affichage ci-dessous nécessaire.
Les 7 échelles, leurs deux pôles et ce qu'elles mesurent :
L'ordre de cette liste n'est pas alphabétique et n'exprime aucune hiérarchie : c'est lui qui place les sommets du radar, dans le sens horaire depuis le haut, et il alterne les familles de sujets pour qu'un profil marqué sur un seul thème ne fasse pas du polygone une pointe unique.
La boussole projette trois des 7 échelles sur deux dimensions, chacune graduée de -10 à +10 :
x = ((100 - redistribution) - 50) / 50 × 9 — intervention ↔ marchéy = ((ouverture migratoire + europe) / 2 - 50) / 50 × 9 — conservateur ↔ progressisteElle n'apporte donc aucune information que les échelles ne portent déjà. C'est une vue, pas une mesure de plus, et les deux ne peuvent pas diverger. Elle en laisse quatre de côté : deux points voisins sur la carte peuvent s'opposer complètement sur la sécurité ou sur les institutions, et c'est le radar de chaque fiche qui le montre.
Elle n'a délibérément pas été étendue aux échelles de sécurité et de démocratie. Y toucher déplacerait tous les points déjà publiés, y compris ceux des candidats, et une carte dont les points bougent sans que les positions aient changé ne se compare plus d'une visite à l'autre.
Une réserve, parce qu'elle est vraie : la coordonnée verticale des candidats est posée à la main sur l'échelle existante plutôt que recalculée par la formule. Le placement est cohérent entre les points mais étiré vers les extrémités, et recalculer un seul candidat le tasserait vers le centre au milieu de points étirés.
Le score d'accord entre deux profils est l'écart moyen absolu sur les échelles comparées, retranché de 100 et borné à zéro. Les échelles qu'un profil ne mesure pas en sont retirées plutôt que comptées à 50 : les compter rapprocherait artificiellement son auteur des candidats les plus centraux sur ces échelles-là.
En dessous de 5 réponses, le profil est marqué incomplet et le repère personnel n'apparaît pas sur la boussole. La raison tient à la règle ci-dessus : avec deux réponses, les autres échelles valent 50, et le classement des candidats qui en sortirait serait celui des candidats les plus centraux, le même pour tout le monde.
Le bloc de candidats suggérés n'est rendu que sur la page de profil personnel, et seulement une fois ce seuil franchi. Une fiche candidat ne classe personne : elle porte le même gabarit que le profil, moins ce bloc.
Une liste de candidats est le premier endroit où un outil qui se dit sans affiliation peut perdre sa neutralité, parce que ce qu'on en retire ne se voit pas. La règle est donc écrite, et chaque absence se conteste sur pièces :
Est listé le candidat qui a engagé publiquement une candidature personnelle pour 2027, et qui est porté par une formation disposant d'une représentation nationale, groupe parlementaire, élus européens, ou candidature présidentielle antérieure. Une désignation encore soumise à un vote interne n'exclut pas, dès lors que la candidature elle-même est publique ; une candidature seulement conditionnelle exclut.
Elle produit aujourd'hui 14 candidats. Elle écarte donc des personnalités que les instituts de sondage testent parfois : une candidature non déclarée, une candidature conditionnée à une primaire, un parti qui n'a pas désigné. Ces personnes n'ont pas de fiche, n'apparaissent dans aucune liste et ne sont proposées par aucun résultat de test. La seule exception est le second tour : un duel publié oppose deux personnes, et n'en tracer qu'un côté donnerait une donnée fausse plutôt qu'incomplète, une courbe seule à 43 % ne veut rien dire sans les 57 % d'en face. Ces figures-là existent dans les graphiques de duel, et nulle part ailleurs.
La liste n'est pas définitive : elle ne le deviendra qu'au dépôt des parrainages, au printemps 2027, seule date à laquelle le Conseil constitutionnel arrête les candidatures.
Elles sont estimatives, et le resteront tant que la mention est affichée. Elles ont été établies à partir des positions publiques connues de chaque formation, et n'ont été validées ni par les candidats ni par leurs partis. Chaque fiche nomme les documents publics d'où la lecture a été faite : ce n'est pas une validation, mais cela rend l'estimation contestable sur pièces, ce qu'elle n'était pas.
Deux règles décident de ce qu'une fiche publie. Elle doit porter au moins 350 mots de texte qui n'appartiennent qu'à elle, sa note et ses mesures phares, et elle doit nommer au moins un document. Une fiche qui manque l'une des deux reste servie, atteignable et liée, mais sort du plan de site, de l'index et de tout emplacement publicitaire, jusqu'à ce que le texte soit écrit ou la source trouvée. Aucune liste de chemins n'est tenue quelque part : la règle se calcule depuis les données, et une fiche y rentre d'elle-même.
La note d'une fiche ne dit que du fait public et vérifiable, mandats et fonctions exercés, résultats électoraux, assise de la formation, candidatures antérieures. Elle ne cite personne, ne rapporte aucune affaire judiciaire, et ne commente jamais la ligne politique de la personne. Une première version portait un paragraphe qui lisait les positions estimées de la fiche ; écrit comme une lecture des données du site, il décrivait en réalité le candidat. Il a été retiré des quatorze fiches.
Une mesure porte la nature de sa source, et c'est elle qui dit ce que la mesure engage. Trois natures, de la plus engageante à la moins engageante :
Aucune mesure n'est sourcée par la presse. Un article de journal rapporte fidèlement, mais il rapporte : entre le document et le site, il ajoute un intermédiaire dont les choix ne sont pas les nôtres. Un thème sans source officielle lisible reste vide plutôt que d'être comblé, et les candidats non sourcés sur un thème sont nommés en bas de page plutôt que passés sous silence.
Chaque mesure porte la date à laquelle son document a été consulté, et le lien vers lui. Le titre est repris au plus près des mots de la source ; l'explication qui le suit est écrite par le site, et ne dit que deux choses, ce que la source énonce, et l'état du droit ou du système que la mesure viendrait changer. Jamais un chiffre ou un mécanisme qui ne soit dans la source, jamais une appréciation sur ce que la mesure vaudrait.
Une page de programme montre au plus 3 mesures par thème, et une fiche candidat une seule : ce sont des extraits, choisis dans l'ordre du document, et non le programme complet. Le lien vers la source y mène.
La couverture est inégale, et c'est le fait central de ces pages. Sur les 14 candidats, 4 sont décrits par un programme présidentiel publié, 10 seulement par des documents officiels ou par des déclarations. Une page de programme dont les mesures tiennent en moins de 150 mots, titre et détail compris, reste consultable mais n'entre pas dans l'index et ne porte pas d'annonce : une ou deux mesures ne font pas un programme à lire. Elle y entre d'elle-même quand de nouvelles mesures sont sourcées.
Les 7 thèmes de programme portent le nom du sujet et non celui de l'échelle, FISCALITÉ & PROTECTION SOCIALE, SANTÉ & SOINS, ÉCOLOGIE & ÉNERGIE, EUROPE & INTERNATIONAL, IMMIGRATION & IDENTITÉ, SÉCURITÉ & JUSTICE, DÉMOCRATIE & INSTITUTIONS, parce qu'une page qui compare des propositions titre un contenu, pas une valeur de réglette.
Le site ne produit aucun sondage et n'en commande aucun. Il en affiche 166 au premier tour et 66 au second, publiés par 9 instituts, et renvoie à chacun. Les chiffres proviennent de la consolidation tenue sur la page Wikipédia consacrée à ces sondages, elle-même adossée aux notices des instituts.
Un script lit cette page une fois par semaine et ouvre une proposition de modification quand elle a bougé ; il ne publie jamais directement. Il refuse d'écrire quoi que ce soit tant qu'une ligne lui reste inintelligible : un institut inconnu, une colonne qu'il ne sait pas nommer, une personnalité qu'il ne sait pas rattacher, une date indéterminable, chacune ouvre un rapport d'anomalie plutôt que d'entrer dans les données. Il refuse également d'écrire si la régénération ferait disparaître des sondages déjà présents, ou si plus de trois sondages existants voyaient leurs valeurs changer : les lignes publiées ne bougent quasiment jamais, donc un changement de masse est le symptôme d'une erreur de lecture, pas d'une correction.
L'ordre des colonnes n'est pas écrit dans le script : il est déduit des en-têtes à chaque lecture. C'est ce qui protège du seul incident réellement dangereux pour un import non surveillé, une colonne insérée dans la source, qui décalerait toutes les attributions en silence.
Une personnalité testée par un institut mais absente de la liste des candidats n'est pas chargée au premier tour : sans fiche, il n'y a rien à tracer, et l'ajouter inventerait une candidature. Seuls les sondages postérieurs au 1er janvier de l'année en cours sont retenus ; les hypothèses plus anciennes testent surtout des personnalités qui ne sont plus en lice, et les charger donnerait un historique trompeur plutôt qu'utile.
Ce que la page des sondages fait de ces chiffres, et ce qu'ils permettent ou non de conclure, est expliqué sur cette page même, sous la première courbe.
Le site se dit indépendant et sans affiliation. Ce que cela veut dire concrètement, point par point :
Le financement et le traitement des données sont décrits dans les conditions d'utilisation ; l'indépendance éditoriale et ce que le site refuse de faire, sur la page à propos. Une erreur de fait, une mesure mal sourcée ou un lien mort se signalent par la page de contact.