FICHE CANDIDAT · POSITIONS ESTIMÉES
Place publique
Raphaël Glucksmann (Place publique), candidat déclaré à la présidentielle d'avril 2027 : positions estimées sur sept axes, place sur la boussole économique × sociétal.
Essayiste et ancien directeur de la rédaction du Nouveau Magazine littéraire, Raphaël Glucksmann a travaillé en Géorgie auprès des autorités de ce pays avant son entrée en politique en France. Il n'a exercé aucun mandat national français : il est député européen depuis 2019, réélu en 2024, et c'est le seul mandat électif de son parcours.
Boussole économique × sociétal : -3 sur l'axe intervention ↔ marché, +6 sur l'axe conservateur ↔ progressiste.
Positions estimatives, non validées contre un programme officiel.
Les positions estimées ci-dessus ont été établies à partir des documents publics suivants. Ils n'ont pas été validés par Raphaël Glucksmann ni par Place publique.
Un extrait du programme, une mesure par thème, et non le programme complet.
Ce que propose Raphaël Glucksmann — son programme, thème par thème
Il a cofondé Place publique en 2018. Il a conduit aux élections européennes de 2019 puis de 2024 une liste commune avec le Parti socialiste : la première a réuni un peu plus de 6 % des suffrages exprimés, la seconde près de 14 %, ce qui l'a placée au troisième rang national et en tête à gauche. Au Parlement européen, il a présidé la commission spéciale consacrée aux ingérences étrangères dans les processus démocratiques de l'Union.
Place publique est une formation jeune, sans groupe parlementaire propre à l'Assemblée nationale ni au Sénat, et dont l'assise électorale repose sur les scrutins européens et sur l'alliance avec le Parti socialiste plutôt que sur un réseau d'élus locaux. C'est sa première candidature à une élection présidentielle, officialisée par une lettre aux Français publiée en août 2026. Il est aussi l'un des candidats déclarés à la primaire du pôle socialiste (Parti socialiste, Place publique, Gauche républicaine et socialiste), dont le premier tour se tient les 9 et 10 octobre 2026. Sa présence dans cette liste ne dépend pas de l'issue de ce scrutin : elle tient au mandat européen en cours et au résultat de 2024, la règle publiée retenant une assise électorale mesurable et non l'ancienneté d'une formation.
Au Parlement européen, il siège dans le groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates, où sa délégation s'est trouvée renforcée après le scrutin de 2024. Ses travaux y ont porté principalement sur les ingérences étrangères, sur le soutien à l'Ukraine et sur les conditions de production des biens importés dans l'Union, thèmes sur lesquels il a été rapporteur ou vice-président de commission. Sa formation, fondée en 2018 par un petit groupe d'intellectuels et de responsables associatifs, ne présente pas de candidats sous son propre nom aux élections législatives : elle procède par accord avec le Parti socialiste, ce qui explique qu'elle ne dispose d'aucun élu à l'Assemblée nationale en propre et que son assise se mesure au scrutin européen, seul scrutin national à la proportionnelle intégrale.
Il n'a jamais exercé de fonction gouvernementale ni dirigé d'exécutif local, ce qui distingue son parcours de celui de la plupart des autres candidats de cette liste.