FICHE CANDIDAT · POSITIONS ESTIMÉES
Lutte ouvrière
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), candidat déclaré à la présidentielle d'avril 2027 : positions estimées sur sept axes, place sur la boussole économique × sociétal.
Professeure d'économie et de gestion en lycée, Nathalie Arthaud est porte-parole de Lutte ouvrière depuis 2008, où elle a succédé à Arlette Laguiller. Elle a été conseillère municipale de Vaulx-en-Velin de 2008 à 2014, le seul mandat électif qu'elle ait exercé. Elle s'est présentée aux présidentielles de 2012, 2017 et 2022, réunissant chaque fois moins de 1 % des suffrages exprimés, et rassemblant néanmoins les cinq cents parrainages requis à chacune de ces trois campagnes.
Boussole économique × sociétal : -9 sur l'axe intervention ↔ marché, +6 sur l'axe conservateur ↔ progressiste.
Positions estimatives, non validées contre un programme officiel.
Les positions estimées ci-dessus ont été établies à partir des documents publics suivants. Ils n'ont pas été validés par Nathalie Arthaud ni par Lutte ouvrière.
Un extrait du programme, une mesure par thème, et non le programme complet.
Ce que propose Nathalie Arthaud — son programme, thème par thème
Lutte ouvrière est née en 1968 de l'organisation qui publiait auparavant le journal Voix ouvrière, et se rattache au courant trotskiste. Elle présente un candidat à presque toutes les présidentielles depuis 1974, d'abord avec Arlette Laguiller, dont six campagnes se sont succédé et dont deux ont dépassé 5 % des suffrages exprimés, en 1995 et en 2002. C'est à ce titre de candidature présidentielle antérieure, et non à celui d'une représentation parlementaire qu'elle n'a jamais eue, que la formation entre dans cette liste : elle n'a jamais compté de député ni de sénateur, et ne dispose donc d'aucun groupe dans les deux assemblées.
L'organisation présente des candidats dans la plupart des circonscriptions aux élections législatives, publie un hebdomadaire du même nom depuis 1968 et tient chaque année une fête à Presles, dans le Val-d'Oise. Elle revendique une candidature de témoignage : porter un programme dans la campagne plutôt que se préparer à gouverner, et elle n'a jamais participé à une coalition électorale ni soutenu de candidat au second tour d'une présidentielle. Cette position, constante depuis un demi-siècle, explique qu'elle apparaisse dans les enquêtes d'opinion à des niveaux stables et bas.
Le financement et l'organisation de ses campagnes reposent sur les militants et sur les remboursements publics liés aux résultats obtenus, sans emprunt bancaire déclaré ni comité de soutien constitué autour de personnalités extérieures. Aux élections législatives, où elle présente le plus souvent plusieurs centaines de candidats, l'organisation obtient des scores d'un ordre comparable à ceux de ses campagnes présidentielles, sans jamais atteindre le seuil de maintien au second tour. Elle n'a pas non plus d'élu régional ni départemental, le mode de scrutin à deux tours lui étant défavorable, et ses rares mandats obtenus l'ont été dans des conseils municipaux à la faveur du scrutin de liste.